2 Juin 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Lorsqu’un salarié est contraint de vivre dans un 2nd logement pour des raisons professionnelles, certaines dépenses supplémentaires peuvent être déduites de ses revenus imposables. Encore faut-il remplir les conditions prévues par l’administration fiscale et opter, le cas échéant, pour le régime des frais réels. On fait le point…
Les frais de double résidence : de quoi parle-t-on ?
Les frais de double résidence correspondent aux dépenses supplémentaires engagées par un salarié qui doit résider, pour des raisons professionnelles, dans un lieu différent de son domicile habituel.
Ces dépenses sont considérées comme des frais professionnels lorsqu’il est impossible pour le foyer de conserver une seule résidence en raison notamment du lieu de travail de chacun des conjoints.
Dans ce cas, elles peuvent être déduites du revenu brut imposable.
Déduction des frais de double résidence : bénéficiaires
Les couples mariés ou pacsés
Le cas le plus fréquent concerne les couples mariés ou liés par un Pacs, lorsque chacun exerce une activité professionnelle dans des zones géographiques différentes rendant impossible une résidence unique.
Les concubins
Les particuliers vivant en concubinage peuvent également bénéficier du dispositif, à condition de démontrer la stabilité et la continuité de leur relation.
Pour cela, plusieurs éléments peuvent être produits, comme :
- un bail établi aux deux noms ;
- la reconnaissance d’un enfant ;
- l’acquisition commune de la résidence principale ;
- des factures d’électricité, de gaz ou de téléphonie établies alternativement ou simultanément aux deux noms.
D’autres situations admises par l’administration fiscale
L’administration fiscale admet aussi la déduction des frais de double résidence dans certaines situations particulières, notamment :
- en cas de précarité de l’emploi (stage, CDD, missions d’intérim, période d’essai d’un CDI, etc.) ;
- lorsque des impératifs familiaux justifient le maintien de 2 résidences.
En revanche, les dépenses résultant d’un simple choix de confort ou de convenances personnelles ne sont pas déductibles.
Frais admis en déduction de l’impôt sur le revenu
Les frais admis en déduction correspondent aux dépenses supplémentaires liées à l’occupation temporaire d’un 2nd logement pour raisons professionnelles.
Les frais de logement
Peuvent notamment être déduits :
- les loyers du 2nd logement ;
- les charges annexes telles que :
- l’assurance habitation ;
- les abonnements d’eau, d’électricité, d’internet.
La taxe foncière
La taxe foncière du logement situé sur le lieu de travail ou à proximité peut également être prise en compte.
Les frais de repas
Les dépenses supplémentaires de repas peuvent être déduites lorsque le salarié ne peut pas rentrer déjeuner à son domicile en raison :
- de l’éloignement du lieu de travail ;
- ou des horaires de travail.
Les frais de transport
Les frais de déplacement sont également admis à hauteur d’un aller-retour par semaine entre le lieu de travail et le domicile familial.
Les intérêts d’emprunt immobilier
Il est enfin possible de déduire les intérêts d’un emprunt immobilier contracté pour l’acquisition du 2nd logement, à condition de démontrer que la situation de double résidence est appelée à durer dans le temps.
Déduire les frais de double résidence : modalités
Le principe : l’abattement forfaitaire de 10 %
Par défaut, les salariés bénéficient automatiquement d’un abattement forfaitaire de 10 % appliqué sur leurs revenus déclarés au titre des frais professionnels.
L’option pour les frais réels Lorsque les dépenses réellement engagées sont supérieures à cet abattement, il est possible d’opter pour la déduction des frais réels lors de la déclaration annuelle de revenus.
Dans ce cadre, il faut :
- réintégrer aux salaires imposables l’ensemble des allocations, avantages en nature et remboursements de frais versés par l’employeur ;
- détailler précisément les frais de double résidence engagés en indiquant leur nature et leur montant.
Cette liste peut être renseignée :
- dans la rubrique « Informations » de la déclaration en ligne ;
- ou via une note annexe en cas de déclaration papier.
Il faut conserver l’ensemble des justificatifs pendant un délai de 3 ans afin de pouvoir les présenter en cas de contrôle fiscal.
Enfin notez que l’administration fiscale apprécie la légitimité de la double résidence au cas par cas.
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1 Juin 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Lorsqu’un enfant atteint la majorité, il est en principe imposé personnellement. Toutefois, ses parents peuvent, dans certains cas, demander son rattachement à leur foyer fiscal. Ce choix peut permettre de bénéficier d’avantages fiscaux non négligeables, à condition de respecter les critères fixés par l’administration fiscale.
Rattachement d’un enfant majeur au foyer fiscal : conditions
Le rattachement d’un enfant majeur au foyer fiscal de ses parents n’est possible que si l’enfant remplit certaines conditions d’âge ou de situation.
Pour la déclaration des revenus 2025, l’enfant majeur peut demander son rattachement s’il était :
- âgé de moins de 21 ans au 1er janvier 2025 ;
- ou âgé de moins de 25 ans au 1er janvier 2025 s’il poursuit des études à cette date.
Les enfants en situation de handicap peuvent, quant à eux, être rattachés sans limite d’âge.
Le dispositif ne vise pas uniquement les enfants célibataires.
Peuvent également demander leur rattachement :
- les enfants majeurs mariés ou liés par un Pacs, dès lors que l’un des conjoints remplit la condition d’âge ;
- les enfants majeurs ayant eux-mêmes des enfants à charge ;
- les enfants devenus orphelins de leurs 2 parents après leur majorité, à condition qu’ils vivent sous le même toit que le contribuable et soient pris en charge de façon exclusive et effective.
Dans le cas d’un enfant marié ou pacsé, le rattachement peut être demandé au foyer fiscal des parents ou à celui des beaux-parents, mais pas aux deux simultanément.
Le rattachement des enfants recueillis reste possible dans des cas limités. Trois conditions cumulatives doivent être réunies :
- l’enfant doit avoir été recueilli avant ses 18 ans ou être devenu orphelin de ses 2 parents après sa majorité ;
- il doit vivre sous le même toit que le contribuable ;
- le contribuable doit assurer seul et effectivement sa charge matérielle.
Les conditions d’âge applicables aux enfants majeurs doivent également être respectées.
Avantages fiscaux du rattachement
Les conséquences fiscales diffèrent selon la situation de l’enfant.
Enfant célibataire sans charge de famille
Le rattachement permet une augmentation du nombre de parts du quotient familial.
Lorsque l’enfant atteint sa majorité en cours d’année, les revenus qu’il perçoit entre la date de sa majorité et le 31 décembre peuvent être ajoutés à ceux des parents.
Enfant marié, pacsé ou chargé de famille
Dans cette hypothèse, le rattachement n’ouvre pas droit à une demi-part supplémentaire.
En revanche, les parents bénéficient d’un abattement sur leur revenu imposable. Pour l’imposition des revenus 2025, cet abattement est fixé à 6 855 € par personne rattachée.
Sont pris en compte :
- l’enfant majeur ;
- son conjoint ou partenaire de Pacs ;
- chacun de leurs enfants éventuels.
Réduction d’impôt pour frais de scolarité
Le rattachement permet également de bénéficier de la réduction d’impôt pour enfant scolarisé lorsque l’enfant poursuit des études.
Pour les revenus 2025, les montants sont les suivants :
- 61 € pour un enfant au collège ;
- 153 € pour un enfant au lycée ;
- 183 € pour un enfant dans l’enseignement supérieur.
En cas de résidence alternée, ces montants sont divisés par 2.
Rattachement ou pension alimentaire : quel choix faire ?
Le rattachement n’est pas toujours la solution la plus avantageuse.
Si l’enfant majeur effectue sa propre déclaration et dispose de ressources insuffisantes, les parents peuvent lui verser une pension alimentaire déductible de leurs revenus imposables.
Lorsque l’enfant vit au domicile parental toute l’année, les parents peuvent déduire un forfait fixé à 4 075 € au titre de l’année 2025.
Ce montant est doublé lorsque l’enfant est marié ou pacsé.
Une simulation peut donc être utile afin de comparer le gain fiscal lié au rattachement avec celui résultant de la déduction d’une pension alimentaire.
Rattachement d’enfant majeur : démarches
Le rattachement suppose une démarche formelle de l’enfant majeur.
Celui-ci doit remettre à ses parents une demande écrite et signée dans laquelle il indique renoncer à une imposition personnelle.
Les parents doivent conserver ce document, l’administration fiscale pouvant le réclamer en cas de contrôle.
Si plusieurs enfants sont concernés, chacun doit établir sa propre demande.
Concrètement, le rattachement est matérialisé lors de la déclaration annuelle de revenus, dans la rubrique dédiée aux personnes à charge.
L’enfant rattaché n’a alors pas à déposer de déclaration personnelle.
En contrepartie, les parents doivent intégrer à leur propre déclaration l’ensemble des revenus perçus par l’enfant pendant l’année.
Depuis l’espace personnel sur impots.gouv.fr, il est possible de signaler le rattachement d’un enfant majeur depuis la rubrique relative au prélèvement à la source.
Cette formalité permet d’actualiser le taux de prélèvement, mais ne dispense pas de mentionner le rattachement dans la déclaration annuelle de revenus.
Quels revenus de l’enfant rattaché sont exonérés ?
Même lorsqu’un enfant est rattaché au foyer fiscal, certains revenus demeurent exonérés d’impôt.
Revenus d’apprentissage et indemnités de stage
Les salaires des apprentis et les indemnités de stage sont exonérés dans la limite du montant annuel du Smic.
Pour les revenus perçus en 2025, cette exonération s’applique jusqu’à 21 622 €.
Seule la fraction excédentaire reste imposable.
Jobs étudiants
Les salaires perçus par les étudiants âgés de 25 ans au plus dans le cadre d’emplois étudiants bénéficient également d’une exonération.
Pour les revenus 2025, cette exonération s’applique dans la limite de 5 405 €.
Là encore, seule la part dépassant ce plafond doit être déclarée.
Rattachement d’un enfant majeur : conditions, avantages et démarches en 2026 – © Copyright WebLex

22 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Le covoiturage permet de partager les frais liés à un trajet entre plusieurs passagers. Mais attention, selon les modalités de cette activité, les sommes perçues peuvent, dans certains cas, être imposables et devoir être déclarées à l’administration fiscale. On fait le point…
Covoiturage : fiscalité applicable aux sommes perçues
Les sommes perçues dans le cadre d’un covoiturage ne sont pas imposables dès lors que les 3 conditions suivantes sont réunies :
- le déplacement est effectué pour votre propre compte ;
- le prix demandé aux passagers n’excède pas le barème kilométrique forfaitaire, divisé par le nombre de voyageurs participant au trajet ;
- vous conservez à votre charge une partie des frais engagés pour le trajet (carburant, péages, etc.).
Lorsque ces conditions sont respectées, il s’agit d’un simple partage de frais : les sommes perçues n’ont donc pas à être déclarées à l’administration fiscale au titre de l’impôt sur le revenu.
En revanche, si l’une de ces conditions n’est pas remplie, les revenus tirés du covoiturage deviennent imposables et doivent être déclarés.
Les personnes ayant perçu en 2025 des revenus issus du covoiturage via une plateforme en ligne ont normalement reçu, avant la fin du mois de janvier 2026, un relevé récapitulatif des sommes encaissées.
Ce document permet de compléter la déclaration de revenus lorsque les sommes concernées sont imposables.
Toutefois, les plateformes peuvent être dispensées de cette obligation déclarative lorsque le service proposé est réalisé « sans objectif lucratif et avec partage de frais avec les bénéficiaires ».
Lorsque l’activité de covoiturage est exercée dans des conditions assimilables à une activité professionnelle, les revenus perçus doivent être déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Le régime fiscal applicable dépend alors du montant des recettes annuelles.
Recettes inférieures à 77 700 € : application du régime micro-BIC
Lorsque les recettes annuelles n’excèdent pas 77 700 € en 2025, vous relevez du régime micro-BIC.
Dans ce cadre, un abattement forfaitaire de 50 % est automatiquement appliqué sur les recettes déclarées et aucune autre charge ne peut être déduite.
La déclaration s’effectue via le formulaire n°2042 C Pro, ligne 5NP.
À noter également que l’abattement minimal étant fixé à 305 €, aucun impôt n’est dû lorsque les recettes sont inférieures à ce montant.
Les micro-entrepreneurs ayant opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire doivent reporter leurs recettes ligne 5TB du formulaire n°2042 C Pro.
Le contribuable peut aussi opter volontairement pour le régime réel d’imposition.
Notez qu’aucune TVA n’est due lorsque les recettes annuelles restent inférieures à 37 500 €.
Recettes supérieures à 77 700 € : application du régime réel
Lorsque les recettes annuelles dépassent 77 700 € en 2025, le régime réel s’applique automatiquement.
Dans ce cadre, le contribuable doit :
- déclarer le montant exact de ses recettes ;
- déduire les charges réellement supportées ;
- remplir la déclaration professionnelle n°2031-SD.
Par ailleurs, il devient également redevable de la TVA et doit, à ce titre, compléter le formulaire n°3517-S-SD.
Et les cotisations sociales ?
Lorsque l’activité de covoiturage est exercée à titre professionnel, le conducteur doit également s’acquitter des cotisations sociales afin d’ouvrir des droits à prestations sociales.
Les obligations sociales applicables peuvent être consultées auprès de l’Urssaf.
Partage de frais : covoiturage et fiscalité – © Copyright WebLex

22 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Si les travaux énergétiques entrepris dans un logement permettent de réduire les factures et d’améliorer le confort thermique, ils permettent également d’augmenter la valeur d’un bien. Pour faciliter la prise en compte de ces travaux et estimer la valeur du logement après rénovation, les pouvoirs publics ont élaboré une « calculette » permettant de chiffrer la plus-value…
« Plus-value Réno » : une estimation rapide et gratuite
Évaluer l’éventuelle plus-value avant d’entreprendre un projet de rénovation ou calculer la nouvelle valeur d’un logement après l’achèvement des travaux, c’est tout l’objet de la « calculette Ma plus-value Réno ».
Pour cela, il suffit de rentrer :
- la localisation du logement ;
- son estimation actuelle ;
- l’étiquette du diagnostic de performance énergétique (DPE) avant et après travaux.
Cette estimation est gratuite.
Valeur du logement après une rénovation énergétique : combien ? – © Copyright WebLex

13 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Les activités exercées via des plateformes numériques se sont largement développées ces dernières années. Si ces activités peuvent sembler occasionnelles, les revenus qu’elles génèrent sont, dans la plupart des cas, soumis à l’impôt. Leur traitement fiscal dépend toutefois de la nature de l’activité et des conditions dans lesquelles elle est exercée. On fait le point…
Activités relevant de l’économie collaborative
L’économie collaborative recouvre l’ensemble des activités réalisées via une plateforme en ligne, consistant à vendre ou louer des biens, ou encore proposer un service en contrepartie d’une rémunération.
Les situations rencontrées sont nombreuses. Il peut s’agir de la vente de biens, qu’ils soient personnels ou acquis dans une logique de revente, de la mise en location d’un logement meublé ou d’un espace (résidence principale, secondaire, dépendance), mais aussi de la location d’objets ou d’équipements.
Les prestations de services sont également concernées, qu’il s’agisse de services à la personne, de cours particuliers, de transport ou encore de garde d’animaux.
Des revenus parfois exonérés d’impôt
Tous les revenus issus de ces activités ne sont pas nécessairement imposables. Certaines situations échappent en effet à l’impôt, même si les montants peuvent apparaître dans la déclaration préremplie.
C’est notamment le cas lorsque l’activité ne poursuit pas un objectif lucratif, comme dans certaines situations de partage de frais.
Le covoiturage en constitue un exemple typique : lorsque les sommes perçues correspondent uniquement à une participation aux frais engagés pour un trajet personnel, elles ne sont pas imposables. En revanche, dès lors qu’un bénéfice est réalisé, les revenus doivent être déclarés.
Vente de biens : une distinction essentielle
En matière de vente de biens, la fiscalité repose sur une distinction fondamentale entre activité occasionnelle et activité à caractère commercial.
Lorsque des biens personnels sont cédés parce qu’ils ne sont plus utilisés, les sommes perçues ne sont, en principe, pas imposables. Cette règle connaît toutefois des exceptions, notamment pour certains biens spécifiques comme les objets précieux ou ceux dont la valeur dépasse un certain seuil.
À l’inverse, lorsque les biens sont acquis ou fabriqués dans le but d’être revendus, l’activité est assimilée à une activité lucrative. Les revenus tirés de ces ventes deviennent alors imposables et doivent être déclarés.
Une déclaration encadrée par les informations transmises par les plateformes
Les plateformes numériques jouent désormais un rôle central dans la déclaration des revenus.
Chaque année, elles adressent aux utilisateurs un récapitulatif des opérations réalisées, mentionnant notamment le nombre de transactions, les montants perçus, ainsi que les frais prélevés.
Ces informations sont également communiquées à l’administration fiscale et peuvent être intégrées directement dans la déclaration préremplie.
Pour autant, ce préremplissage ne dispense pas l’utilisateur de ses obligations. Il lui appartient de vérifier l’exactitude des montants indiqués, de déterminer si les revenus sont imposables et, le cas échéant, de les déclarer dans la catégorie appropriée.
Une attention particulière doit être portée aux montants exprimés en devises étrangères, qui doivent être convertis en euros.
Des seuils de transmission à ne pas confondre avec des seuils d’imposition
Les plateformes sont tenues de transmettre les informations à l’administration fiscale lorsque certaines limites sont dépassées, notamment un nombre minimal d’opérations ou un montant global de recettes.
Ces seuils ne déterminent toutefois pas le caractère imposable des revenus. Il est donc possible que des sommes apparaissent dans la déclaration alors même qu’elles ne sont pas soumises à l’impôt, par exemple en cas de vente d’objets personnels sans intention lucrative.
Des obligations sociales à anticiper
Au-delà de la fiscalité, certaines activités peuvent entraîner des obligations sociales. C’est notamment le cas lorsque les revenus tirés de la location de biens dépassent certains seuils et présentent un caractère professionnel.
Dans cette hypothèse, les recettes doivent être déclarées et peuvent être soumises à cotisations sociales. Il convient alors de se rapprocher des organismes compétents pour déterminer précisément les obligations applicables.
Un calendrier déclaratif à respecter
La déclaration des revenus issus de l’économie collaborative s’inscrit dans le calendrier général de la déclaration de revenus. Pour rappel, les dates limites de déclaration en ligne sont les suivantes :
- pour les départements 01 à 19 et pour les non-résidents : le 21 mai 2026 ;
- pour les départements 20 à 54 : le 28 mai 2026 ;
- pour les départements 55 à 974 et 976 : le 4 juin 2026.
Si la déclaration est faite selon le format papier, la date limite de dépôt des déclarations de revenus (version papier) est fixée cette année au mardi 19 mai 2026.
Économie collaborative : comment déclarer les revenus issus des plateformes ? – © Copyright WebLex

12 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Lors de la déclaration de vos revenus, vous avez la possibilité d’opter pour la déduction de vos frais professionnels pour leur montant réel. Parmi ces dépenses, les trajets entre votre domicile et votre lieu de travail peuvent être évalués grâce au barème kilométrique publié chaque année par l’administration fiscale. Voici les règles applicables en 2026.
Frais professionnels : forfait ou frais réels ?
Par défaut, l’administration applique une déduction forfaitaire de 10 % sur les revenus salariaux afin de couvrir les dépenses professionnelles courantes (transport, repas, etc.). Cette déduction est automatique et ne nécessite aucune démarche.
Toutefois, si vos frais professionnels réels excèdent ce forfait, vous pouvez choisir d’y renoncer et déduire vos dépenses pour leur montant exact. Dans ce cas, les frais de déplacement domicile-travail peuvent être évalués à l’aide du barème kilométrique.
Distances retenues
Les trajets entre votre domicile et votre lieu de travail sont pris en compte, mais dans les limites suivantes :
- si la distance est inférieure ou égale à 40 km (soit 80 km aller-retour), vous pouvez retenir l’intégralité du kilométrage ;
- au-delà de 40 km, la distance prise en compte est en principe plafonnée à ce seuil.
Toutefois, il est possible de retenir la distance réelle si vous justifiez cet éloignement par des circonstances particulières (contraintes professionnelles, situation familiale ou sociale, etc.). Une note explicative devra alors être jointe à votre déclaration.
Barème applicable aux voitures
Le barème kilométrique dépend de 2 paramètres : la puissance fiscale du véhicule et la distance parcourue à titre professionnel.
Il intègre l’ensemble des coûts liés à l’utilisation du véhicule : dépréciation, entretien, réparations, pneumatiques, carburant et assurance.
Pour les véhicules électriques, les frais liés à la batterie et à sa recharge sont inclus dans le calcul. En 2026, ce barème n’a pas été revalorisé.
Il faut noter également que :
- les intérêts d’emprunt (en cas d’achat à crédit) peuvent être ajoutés au prorata de l’usage professionnel ;
- les frais de péage et de stationnement sont également déductibles ;
- les justificatifs doivent être conservés (factures, relevés, etc.), l’administration pouvant en demander la production.
Depuis 2021, les frais calculés via le barème sont majorés de 20 % pour les véhicules 100 % électriques.
Barème pour les deux-roues
Les motocyclettes et scooters de plus de 50 cm³ disposent d’un barème spécifique, également fonction de la puissance et de la distance parcourue.
Comme pour les voitures, les véhicules électriques bénéficient d’un barème majoré par rapport aux modèles thermiques.
Un barème distinct est prévu pour les cyclomoteurs (50 cm³ et moins), avec des montants différenciés selon qu’il s’agit d’un modèle thermique ou électrique.
Peut-on déduire les frais réels sans utiliser le barème ?
Le recours au barème kilométrique n’est pas obligatoire. Si vous êtes en mesure de justifier précisément vos dépenses, vous pouvez déduire leur montant réel. Dans ce cas, les frais pris en compte incluent notamment :
- l’amortissement du véhicule ;
- les dépenses d’entretien et de réparation ;
- le carburant ;
- l’assurance ;
- les frais de stationnement.
Attention toutefois : le montant total déductible ne peut pas excéder celui qui résulterait de l’application du barème kilométrique.
Le choix entre la déduction forfaitaire et les frais réels doit être effectué avec attention. Le barème kilométrique constitue un outil simple et sécurisé pour évaluer vos frais de déplacement, mais il peut être intéressant de comparer avec vos dépenses réelles pour optimiser votre situation fiscale.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des barèmes applicables ici.
Impôt sur le revenu : comprendre le barème des frais kilométriques en 2026 – © Copyright WebLex

11 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Depuis 2020, l’administration fiscale a mis en place un dispositif destiné à simplifier les démarches déclaratives : la déclaration automatique des revenus. Ce mécanisme permet, sous certaines conditions, de valider sa déclaration sans avoir à la déposer formellement. Qui peut en bénéficier en 2026 et comment fonctionne ce système ?
Déclaration automatique des revenus : mode d’emploi
La déclaration automatique permet à certains particuliers d’être dispensés du dépôt de leur déclaration de revenus, à condition que les informations préremplies par l’administration soient exactes et complètes.
Concrètement, si vous êtes éligible, il vous suffit de vérifier les éléments transmis par l’administration fiscale. En l’absence de correction ou de complément, cette vérification vaut validation de votre déclaration.
Bénéficiaires de la déclaration automatique en 2026
Le dispositif est accessible en 2026 si vous remplissez les conditions suivantes :
- vous avez perçu en 2025 uniquement des revenus déjà connus de l’administration et donc préremplis (salaires, pensions, revenus de capitaux mobiliers, etc.) ; en revanche, certains revenus en sont exclus, comme les revenus fonciers, les bénéfices professionnels (BIC, BNC, BA) ou encore les pensions alimentaires ;
- vous n’avez pas signalé en 2025 de changement de situation, notamment :
- un changement d’adresse ; o une modification de la situation familiale (mariage, pacs, divorce, séparation, décès) ;
- un début d’activité indépendante ou la perception de nouveaux revenus nécessitant un acompte de prélèvement à la source ;
- vous n’avez pas déclaré d’acompte de contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) en 2025.
Le dispositif intègre néanmoins certaines informations déclarées en cours d’année, comme une naissance ou une adoption signalée en ligne, ainsi que certaines options fiscales (par exemple l’imposition au barème des revenus de capitaux mobiliers, reconduite automatiquement).
En revanche, les contribuables relevant de régimes particuliers (journalistes, assistants maternels, non-résidents, etc.) restent exclus de ce dispositif.
Notez que si vous étiez éligible en 2025 mais ne l’êtes plus en 2026, vous en serez informé, soit par courriel, soit via un message spécifique sur votre déclaration papier.
Fonctionnement de la déclaration automatique
Le dispositif s’applique aussi bien à la déclaration en ligne qu’au format papier. Si vous êtes concerné, vous en serez informé :
- par email, vous invitant à consulter votre déclaration dans votre espace personnel en ligne ;
- ou par courrier, avec réception d’un document récapitulatif au cours du mois d’avril.
Ce document reprend l’ensemble des données connues de l’administration s’agissant de vos revenus et de vos charges de l’année 2025.
Vérifier, c’est déclarer
La déclaration automatique repose sur les informations déjà détenues par l’administration, notamment les suivantes :
- votre situation familiale ;
- vos revenus (salaires, pensions, revenus financiers) ;
- la CSG déductible ;
- le prélèvement à la source déjà acquitté.
L’administration calcule également le montant de l’impôt correspondant, ainsi que votre nouveau taux de prélèvement à la source, applicable à compter de septembre 2026. Votre rôle consiste à vérifier l’exactitude et l’exhaustivité de ces éléments via votre espace en ligne.
Si les informations sont correctes
Si aucune erreur, ni omission n’est constatée, vous n’avez aucune démarche à effectuer. Votre déclaration est automatiquement validée.
Elle servira de base au calcul définitif de votre impôt sur le revenu, sans nécessité d’envoi ou de confirmation supplémentaire.
Si des corrections sont nécessaires
En revanche, si vous devez modifier ou compléter certaines informations (adresse, situation familiale, revenus, charges, dépenses ouvrant droit à avantage fiscal, etc.), vous devrez déposer une déclaration selon les modalités habituelles :
- en ligne, via votre espace personnel ;
- ou sur papier, en complétant et renvoyant le formulaire à votre service des impôts.
Les délais de dépôt restent ceux applicables à l’ensemble des particuliers, variables selon votre lieu de résidence.
Point de vigilance
En cas de déménagement intervenu en 2025, il est impératif de le signaler. Cette modification nécessite le dépôt d’une déclaration classique, même si vous étiez initialement éligible à la déclaration automatique.
La déclaration automatique des revenus : êtes-vous concerné en 2026 ? – © Copyright WebLex

11 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Depuis la mise en place du prélèvement à la source, chaque contribuable voit une partie de ses revenus directement prélevée pour le paiement de l’impôt sur le revenu. Ce mécanisme repose sur un taux de prélèvement, calculé par l’administration fiscale à partir de votre dernière déclaration. Bonne nouvelle : ce taux n’est pas figé. Voilà qui mérite quelques explications…
Ce qui change en 2026
Depuis septembre 2025, les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune se voient appliquer par défaut un taux individualisé. Ce mécanisme, prévu par la loi de finances pour 2024, permet de mieux répartir le paiement de l’impôt selon les revenus propres de chaque membre du couple.
La somme totale d’impôt due par le foyer reste inchangée, seule la manière dont elle est répartie entre les conjoints évolue.
Comprendre votre taux de prélèvement
Le taux de prélèvement à la source correspond à votre taux d’imposition personnel : il détermine le pourcentage de vos revenus prélevé chaque mois.
Il est calculé chaque année à partir de votre déclaration de revenus de l’année précédente.
Un taux ajustable toute l’année
Pour tenir compte des changements dans votre vie ou de vos revenus, le taux appliqué peut être modifié à tout moment.
Vous pouvez ainsi signaler une évolution directement depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr (rubrique Gérer mon prélèvement à la source) : l’administration ajuste alors automatiquement votre taux, vos acomptes mensuels ou trimestriels, et transmet le nouveau taux à vos collecteurs (employeur, caisse de retraite, etc.) sous quelques semaines.
Un taux modifiable
Vous pouvez demander une modification du taux si votre situation de famille change, notamment en cas de :
- mariage ou conclusion d’un Pacs ;
- séparation, divorce ou rupture de Pacs ;
- naissance ou adoption d’un enfant ; décès du conjoint ou partenaire.
De la même manière, une modification du taux peut se révéler nécessaire si vos revenus évoluent, notamment dans les situations suivantes :
- hausse ou baisse significative de vos revenus ;
- départ ou retour à la retraite ;
- début ou cessation d’activité professionnelle.
Signaler rapidement ces évolutions permet d’éviter d’avancer trop d’impôt ou, à l’inverse, d’avoir à régulariser le montant de l’impôt dû ultérieurement.
Adapter votre taux en ligne
Dans l’espace particulier sur le site impots.gouv.fr, le service « Gérer mon prélèvement à la source » vous permet de :
- signaler un changement de situation ou de revenus ;
- modifier vos coordonnées bancaires ; gérer vos acomptes (revenus indépendants, fonciers, pensions, etc.) ;
- ajuster votre avance de crédits ou réductions d’impôt ;
- consulter l’historique de vos prélèvements.
Trois types de taux pour s’adapter à chaque profil
Le taux personnalisé (ou taux du foyer)
Le taux personnalisé est appliqué aux couples qui souhaitent conserver un taux commun sur l’ensemble des revenus du ménage. Ce choix est pertinent lorsque les écarts de revenus sont faibles entre conjoints.
Le taux individualisé (par défaut depuis 2025)
Ce taux, calculé en fonction des revenus propres de chacun, permet de mieux répartir l’impôt au sein du couple sans pour autant individualiser l’imposition. L’impôt reste calculé globalement pour le foyer fiscal.
Le taux non personnalisé (ou taux neutre)
Ce taux est réservé notamment aux salariés qui ne souhaitent pas que leur employeur connaisse leur taux réel. Le taux neutre est déterminé uniquement d’après le salaire et ne tient pas compte de la situation familiale.
Taux moyen et taux marginal d’imposition : quelle différence ?
Le taux moyen d’imposition correspond à la part de vos revenus consacrée à l’impôt (impôt net divisé par le revenu net imposable).
Le taux marginal d’imposition (TMI) désigne le taux appliqué à la tranche la plus élevée de vos revenus, selon le barème progressif de l’impôt.
Ces taux figurent à titre informatif sur votre avis d’imposition, sans impact direct sur le prélèvement à la source.
Calcul du taux et du montant prélevé
Le taux de prélèvement est obtenu selon la formule suivante :
Taux de prélèvement = (Impôt sur le revenu avant réductions et crédits) / Total des revenus imposables × 100
Le montant mensuel prélevé correspond à votre revenu net imposable multiplié par le taux applicable.
Notez qu’un simulateur officiel est disponible sur le site des impôts pour estimer ce montant selon vos paramètres actuels.
Gérer efficacement votre taux de prélèvement à la source en 2026 – © Copyright WebLex

7 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Depuis plusieurs années, l’administration fiscale a renforcé le recours aux moyens de paiement dématérialisés pour le règlement des impôts. Aujourd’hui, plusieurs solutions coexistent, chacune répondant à des besoins différents selon la situation du contribuable. Encore faut-il bien comprendre leur fonctionnement, leurs avantages et leur champ d’application…
Une obligation de paiement dématérialisé au-delà d’un certain seuil
Depuis 2019, le paiement dématérialisé s’impose dès lors que le montant d’un impôt ou d’une taxe dépasse 300 €. Dans ce cas, le contribuable doit utiliser l’un des services proposés en ligne par l’administration fiscale, à l’exception de l’impôt sur le revenu déjà prélevé à la source.
Trois modalités principales sont proposées : le paiement en ligne, le prélèvement mensuel et le prélèvement à l’échéance.
Le paiement en ligne : une solution ponctuelle et flexible
Le paiement en ligne permet de régler un impôt directement depuis un compte bancaire, sans recourir à une carte bancaire. Ce service est accessible dès lors que le compte est ouvert en France ou dans un État de la zone SEPA, qui comprend notamment les pays de l’Union européenne, ainsi que certains États associés comme la Suisse, la Norvège ou Monaco.
Tous les comptes ne sont pas utilisables : si certains établissements autorisent les prélèvements sur un livret A, les autres produits d’épargne réglementée sont exclus.
Impôts concernés
Ce mode de paiement est ouvert pour plusieurs impositions, parmi lesquelles les taxes foncières, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, l’impôt sur la fortune immobilière ou encore certaines taxes spécifiques comme celles sur les logements vacants ou les friches commerciales.
Il reste également possible d’utiliser ce service après la date limite de paiement, notamment à réception d’un courrier de relance ou d’une mise en demeure.
Fonctionnement et intérêts
Le paiement en ligne offre une certaine souplesse. Il permet notamment de bénéficier d’un délai supplémentaire de quelques jours après la date limite initiale. Le prélèvement effectif intervient ensuite au moins 10 jours plus tard, ce qui laisse une marge de trésorerie appréciable.
Le contribuable conserve également une maîtrise sur son paiement : il peut ajuster le montant à régler, modifier ses coordonnées bancaires et connaître à l’avance la date de prélèvement.
Modalités pratiques
Le règlement peut être effectué via l’espace personnel accessible sur le site de l’administration fiscale ou directement depuis l’application mobile dédiée. Les utilisateurs réguliers bénéficient d’un parcours simplifié, leurs coordonnées bancaires étant déjà enregistrées.
Le prélèvement mensuel : une gestion étalée dans le temps
Le prélèvement mensuel repose sur une logique de lissage de l’impôt. Le montant dû est réparti en 10 échéances, prélevées de janvier à octobre, sur la base de l’impôt payé l’année précédente.
Des ajustements interviennent en fin d’année si le montant réel dû diffère : des prélèvements complémentaires peuvent être effectués en cas de hausse, tandis qu’un remboursement est opéré en cas de trop-versé.
Impôts concernés
Ce dispositif est réservé à certains impôts, principalement les impôts locaux et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Intérêt du dispositif
Ce mode de paiement séduit par sa simplicité. Une fois mis en place, il fonctionne automatiquement d’une année sur l’autre, sans démarche particulière. Il permet également d’anticiper la charge fiscale en évitant un paiement en une seule fois.
Conditions d’adhésion
L’adhésion suppose de disposer des informations fiscales habituelles (numéro fiscal, référence de l’avis d’imposition), ainsi que d’un compte bancaire éligible. La demande peut être effectuée en ligne, par téléphone ou via la messagerie sécurisée.
Délais à respecter
Le calendrier d’adhésion est déterminant. Une inscription avant le 30 juin permet une prise en compte pour l’année en cours, avec des prélèvements débutant le mois suivant. Au-delà de cette date, le dispositif ne s’appliquera qu’à compter de l’année suivante.
Pour une adhésion tardive en fin d’année, un décalage peut intervenir avec, dans certains cas, un double prélèvement en début d’année suivante.
Le prélèvement à l’échéance : une solution automatisée sans étalement
Contrairement au prélèvement mensuel, le prélèvement à l’échéance ne fractionne pas le paiement. Il consiste à prélever automatiquement le montant dû à chaque date limite de paiement.
Champ d’application
Ce mode de paiement concerne les mêmes catégories d’impôts que le prélèvement mensuel, notamment les taxes locales et l’IFI.
Avantages
Il permet d’éviter tout oubli de paiement, tout en conservant un avantage de trésorerie puisque le prélèvement intervient environ 10 jours après la date limite de paiement. Il dispense également de toute formalité ponctuelle, le dispositif étant reconduit automatiquement.
Modalités d’adhésion
Les conditions d’accès sont similaires à celles du prélèvement mensuel. L’inscription peut être réalisée selon les mêmes modalités et nécessite les mêmes informations.
Calendrier
L’adhésion doit intervenir au plus tard à la fin du mois précédant la date limite de paiement. À défaut, elle ne produira ses effets qu’à l’échéance suivante, ce qui impose de régler l’impôt autrement pour la période en cours.
Le contribuable est informé en amont, via son avis d’imposition, du montant et de la date du prélèvement.
Des alternatives limitées pour les petits montants
Lorsque le montant de l’impôt est inférieur ou égal à 300 €, d’autres moyens de paiement restent possibles, comme le chèque, le virement ou le paiement en espèces.
Toutefois, ces solutions sont exclues pour certains acomptes, notamment ceux liés au prélèvement à la source, qui doivent obligatoirement être réglés par voie dématérialisée.
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5 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
La première déclaration de revenus constitue une étape importante dans la vie fiscale d’un particulier. Elle marque l’entrée dans le système déclaratif français, même en l’absence d’imposition. Qui est concerné ? À quel moment faut-il la réaliser ? Et surtout, comment procéder concrètement ? Réponses…
Première déclaration : les particuliers concernés
En principe, toute personne doit souscrire une déclaration de revenus à partir de ses 18 ans, dès lors qu’elle n’est plus rattachée au foyer fiscal de ses parents.
La déclaration s’effectue toujours avec un décalage d’un an : vous déclarez en année N+1 les revenus perçus en année N, y compris lorsque vous n’êtes pas imposable.
Ainsi, une personne ayant atteint l’âge de 18 ans en 2025 et n’étant plus rattachée au foyer fiscal parental doit effectuer sa première déclaration en 2026.
Cette obligation concerne également les personnes qui s’installent en France pour la première fois. Elles doivent alors déclarer leurs revenus lors de la première campagne fiscale suivant leur arrivée sur le territoire.
Imposition personnelle : quel âge ?
L’obligation de déposer une déclaration dépend en réalité moins de l’âge que de la situation fiscale.
Vous êtes mineur au 31 décembre
Dans ce cas, vous restez rattaché au foyer fiscal de vos parents. Vous n’avez donc aucune démarche à effectuer personnellement.
Vos revenus éventuels doivent être intégrés à la déclaration de vos parents, qui peuvent, le cas échéant, bénéficier de dispositifs d’exonération.
Vous avez moins de 21 ans
2 possibilités coexistent :
- soit vous restez rattaché au foyer fiscal de vos parents ;
- soit vous choisissez de déposer une déclaration personnelle.
Ce choix est ouvert même en l’absence de revenus. Si vous optez pour une déclaration individuelle, vous devez indiquer :
- votre adresse au 1er janvier de l’année d’imposition ;
- ainsi que vos coordonnées bancaires.
Il convient de noter que les étudiants de moins de 25 ans peuvent, sous certaines conditions, continuer à être rattachés au foyer fiscal de leurs parents.
Vous avez plus de 21 ans (25 ans pour les étudiants)
Le rattachement au foyer fiscal des parents n’est, en principe, plus possible. Vous devez donc déposer votre propre déclaration, même si vous n’êtes pas imposable.
Une exception existe toutefois pour les personnes en situation de handicap. Elles peuvent rester rattachées au foyer fiscal de leurs parents (ou beaux-parents), sans condition d’âge, à condition de justifier notamment :
- d’une carte d’invalidité d’au moins 80 % ;
- ou d’une carte mobilité inclusion portant la mention « invalidité ».
Première déclaration : les revenus à déclarer
Comme tout contribuable, vous devez déclarer l’ensemble des revenus perçus au cours de l’année précédente.
Cela inclut notamment :
- les revenus d’activité salariée (job étudiant, emploi d’été, etc.) : ces revenus ne sont imposables qu’au-delà d’un plafond annuel fixé à trois fois le Smic mensuel, soit 5 405 € pour 2025 ;
- les revenus d’activité indépendante, par exemple dans le cadre d’activités de livraison ou de services ;
- les gratifications de stage et les salaires d’apprentissage, imposables au-delà d’un certain seuil (21 622 € pour 2025) ;
- certaines allocations spécifiques (année préparatoire, IUFM) ;
- les bourses versées pour des travaux ou recherches déterminés (en revanche, les bourses attribuées sur critères sociaux sont exonérées).
En parallèle, vous pouvez bénéficier de déductions, de réductions ou de crédits d’impôt, par exemple au titre :
- des pensions alimentaires versées ;
- des dons ;
- des frais de garde d’enfants ;
- de l’emploi d’un salarié à domicile.
Première déclaration de revenus : les formalités
Sauf situation particulière, la déclaration doit être réalisée en ligne via votre espace personnel sur le site des impôts.
Pour accéder au service, vous devez disposer de trois identifiants :
- votre numéro fiscal ;
- votre numéro d’accès en ligne ;
- votre revenu fiscal de référence (à défaut, indiquer « 0 »).
Vous pouvez également vous connecter via FranceConnect. Si vous avez 20 ans ou plus et étiez rattaché au foyer fiscal de vos parents l’année précédente, l’administration fiscale vous adresse en principe un courrier contenant les informations nécessaires pour créer votre espace en ligne.
En cas de perte, il convient de contacter votre centre des finances publiques.
Si vous n’avez reçu aucun courrier, vous devez demander la création de votre espace en fournissant :
- votre état civil ;
- une adresse postale ;
- un justificatif d’identité.
Cette démarche peut être effectuée :
- au guichet de votre centre des finances publiques ;
- ou par courrier.
La déclaration papier reste possible à titre exceptionnel. Elle doit alors être déposée auprès de votre centre des finances publiques.
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5 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
Remplir sa déclaration de revenus reste un exercice incontournable, et parfois source d’erreurs. Même si de nombreuses informations sont aujourd’hui préremplies, certaines vérifications restent indispensables. Tour d’horizon des principales erreurs à éviter…
Ne pas vérifier les montants de prélèvement à la source
Votre déclaration fait apparaître les montants de prélèvements à la source opérés au cours de l’année 2025. Ces informations doivent impérativement être comparées avec celles figurant sur vos bulletins de salaire ou dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr, via le service « Gérer mon prélèvement à la source ».
En cas d’anomalie, vous pouvez corriger aussi bien les montants des revenus que ceux du prélèvement. La déclaration en ligne facilite cette démarche grâce à un bouton « modifier » qui vous guide pas à pas pour ajuster les données.
En fin de parcours, un accès direct au service de gestion du prélèvement à la source vous permet d’actualiser votre situation si vos revenus évoluent.
Vous pouvez également choisir entre un taux unique pour le foyer ou un taux individualisé, ce dernier étant appliqué automatiquement depuis le 1er septembre 2025 pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune.
Déclarer une pension alimentaire de manière erronée
Les pensions alimentaires sont fréquemment mal renseignées. Si vous versez une pension alimentaire, elle doit être déclarée dans la rubrique « Charges déductibles », dans les cases prévues à cet effet.
Il est important de ne pas cumuler cet avantage avec la prise en charge fiscale de la personne concernée : un enfant ou un ascendant pour lequel une pension est déduite ne doit pas être déclaré comme personne à charge.
À l’inverse, si vous percevez une pension, celle-ci doit être intégrée dans la rubrique « Traitements, salaires, pensions ». Cette règle s’applique y compris lorsque la pension concerne un enfant mineur à charge ou un enfant majeur rattaché au foyer fiscal.
Attention aux frais de garde des jeunes enfants
Les frais de garde des enfants de moins de 6 ans ouvrent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées, dans certaines limites. Pour les revenus de 2025, seuls les enfants nés après le 31 décembre 2018 sont concernés.
Cependant, toutes les dépenses ne sont pas prises en compte. Les frais de nourriture doivent être exclus et les aides perçues, comme celles de la caisse d’allocations familiales ou de l’employeur, doivent être déduites des montants déclarés. Selon que l’enfant est à charge exclusive ou en résidence alternée, les cases à remplir diffèrent.
Lorsque la garde est assurée à domicile, le dispositif applicable change : il s’agit alors du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Dans ce cas, les dépenses doivent être déclarées dans la rubrique dédiée aux services à la personne.
Il faut noter ici qu’à compter de la déclaration des revenus de 2025, des précisions supplémentaires sont demandées concernant la nature de l’organisme et le mode d’intervention (emploi direct, prestataire, mandataire, etc.).
Confondre tous les dons aux associations
Les dons effectués au profit d’associations ou d’organismes ouvrent droit à une réduction d’impôt, dont le taux varie selon la nature de l’organisme bénéficiaire. Les dons destinés à aider des personnes en difficulté ou victimes de violence bénéficient d’un taux majoré de 75 %, tandis que les dons aux organismes d’intérêt général ouvrent droit à une réduction de 66 %.
Cette distinction doit être respectée lors de la déclaration, car elle conditionne la case à renseigner. Une erreur de rubrique peut entraîner une perte d’avantage fiscal.
Des dispositifs spécifiques existent également, comme celui mis en place pour les dons en faveur des victimes du cyclone Chido à Mayotte, qui bénéficient d’un régime particulier.
Par ailleurs, le plafond du taux majoré de 75 % a été relevé à 2 000 € à compter du 14 octobre 2025.
Se tromper sur les enfants à charge en cas de séparation
En cas de séparation ou de divorce, la situation des enfants doit être déclarée avec précision. En principe, l’enfant est rattaché au parent chez lequel il réside habituellement. En cas de résidence alternée, l’avantage fiscal est partagé entre les deux parents.
Une confusion entre ces deux situations est fréquente et peut avoir un impact direct sur le calcul de l’impôt. Il est donc essentiel de bien indiquer si l’enfant est à charge exclusive ou en résidence alternée.
Lorsque l’enfant devient majeur, il est en principe imposé séparément. Toutefois, un rattachement au foyer fiscal reste possible dans certaines situations, ce qui peut présenter un intérêt fiscal.
Oublier la case « parent isolé »
Les contribuables qui élèvent seuls leur enfant peuvent bénéficier d’un avantage fiscal sous la forme d’une majoration du quotient familial. Encore faut-il y penser : cette situation doit être signalée en cochant la case « parent isolé ».
Cette case n’étant jamais préremplie, elle doit être cochée chaque année, même si la situation n’a pas changé.
Il est également important de préciser que la perception d’une pension alimentaire ne remet pas en cause ce statut.
Ne pas signaler un changement de situation
La déclaration de revenus est aussi l’occasion de mettre à jour certaines informations personnelles. Tout changement d’adresse doit être indiqué, y compris pour les enfants majeurs rattachés lorsque leur domicile diffère de celui des parents.
Les propriétaires doivent, quant à eux, être vigilants sur la déclaration d’occupation de leurs biens immobiliers. Cette obligation s’impose notamment si la déclaration n’a pas été faite l’année précédente ou si la situation a évolué.
Il convient alors de préciser l’usage du bien, l’identité des occupants le cas échéant, ainsi que les périodes d’occupation. Les dépendances doivent être déclarées en même temps que le logement principal.
Une nouveauté concerne également les résidences secondaires : les personnes qui en disposent sans en être propriétaires doivent désormais les mentionner dans leur déclaration en ligne.
D’autres erreurs à ne pas négliger
Même si ces exemples sont fréquents, ils ne sont pas exhaustifs. L’administration fiscale propose, lors de la déclaration en ligne, des alertes et des aides pour limiter les erreurs.
Il faut également garder à l’esprit que la déclaration de revenus reste obligatoire, même en l’absence de revenus ou en cas de revenus très faibles. Le prélèvement à la source ne dispense pas de cette formalité.
De la même manière, une déclaration automatique doit toujours être vérifiée avant validation.
En cas de dépôt tardif, des majorations peuvent être appliquées.
Corriger une erreur : c’est possible
Une erreur ou un oubli n’est pas irréversible. Tant que la date limite de déclaration n’est pas dépassée, vous pouvez corriger librement votre déclaration en ligne.
Après réception de votre avis d’imposition, un service de correction reste accessible en ligne, généralement de mi-août à mi-décembre. Aucune pénalité n’est appliquée si la déclaration initiale a été déposée dans les délais, mais des intérêts de retard peuvent être dus sur les sommes non déclarées.
Pour les déclarations papier, la correction nécessite de formuler une réclamation avant le 31 décembre de la 2e année suivant celle de la mise en recouvrement indiquée sur l’avis d’impôt.
Cette réclamation peut être effectuée :
- en ligne depuis la messagerie sécurisée de l’espace particulier ;
- par courrier postal adressé au centre des finances publiques ;
- au guichet du service des impôts des particuliers.
En pratique, même si votre déclaration est préremplie, elle ne doit jamais être validée sans relecture attentive. Une simple inexactitude peut suffire à fausser votre imposition ou à vous faire perdre un avantage fiscal.
Déclaration de revenus : les principales erreurs à éviter – © Copyright WebLex

4 Mai 2026 | Actualités, Le coin du dirigeant
À l’occasion de la campagne déclarative de l’impôt sur le revenu, plusieurs dispositifs fiscaux permettent d’alléger l’impôt des particuliers ayant des enfants ou assumant certaines charges familiales. Focus sur les principaux mécanismes à connaître…
Frais de garde des jeunes enfants : un crédit d’impôt renforcé
Les dépenses engagées pour la garde d’un enfant de moins de 6 ans en dehors du domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt, sous conditions.
Le dispositif concerne les enfants (ou petits-enfants rattachés au foyer fiscal) :
- à charge du contribuable ;
- âgés de moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition ;
- gardés par une structure dédiée (crèche, halte-garderie, accueil périscolaire, etc.) ou une assistante maternelle agréée.
Le crédit d’impôt correspond à 50 % des frais effectivement supportés, dans la limite de 3 500 € de dépenses par enfant, soit un avantage maximal de 1 750 €. En cas de garde alternée, le plafond est partagé entre les parents, soit 875 € chacun.
Seules les dépenses directement liées à la garde sont prises en compte.
Les frais de repas sont exclus, mais certaines indemnités facturées (matériel d’éveil, charges courantes, etc.) sont admises, sur une base minimale de 2,65 € par jour d’accueil.
Les aides perçues (de la caisse d’allocations familiales, de l’employeur, etc.) doivent être déduites du montant déclaré. Dans le cadre du prélèvement à la source :
- un acompte de 60 % est versé en janvier (calculé sur l’année précédente) ;
- le solde est régularisé à l’été, après déclaration.
Un trop-perçu devra être remboursé en septembre, le cas échéant.
Enfants scolarisés : une réduction d’impôt forfaitaire
Les particuliers ayant des enfants poursuivant des études peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt.
L’enfant doit :
- être à charge (ou rattaché s’il est majeur) ;
- être scolarisé au 31 décembre (dans un collège, un lycée ou en enseignement supérieur, en France ou à l’étranger) ;
- ne pas être rémunéré dans le cadre d’un contrat de travail (hors bourse ou stage obligatoire).
Les formations suivies via le CNED sont éligibles sous certaines conditions. L’avantage fiscal dépend du niveau d’études fixé comme suit :
- Collège : 61 € ;
- Lycée : 153 € ;
- Enseignement supérieur : 183 €.
En cas de résidence alternée, ces montants sont divisés par deux.
Pensions alimentaires : une déduction sous conditions
Certaines pensions versées peuvent être déduites du revenu imposable.
Enfants non à charge
La pension versée pour un enfant dont le contribuable n’a pas la charge principale est déductible, sous conditions.
Le montant dépend notamment de l’âge de l’enfant et de l’existence d’une décision de justice.
Aucune déduction n’est possible en cas de garde alternée.
Ex-conjoint
La pension versée à un ex-époux(se) est déductible si :
- les ex-conjoints sont imposés séparément ;
- le versement résulte d’une décision judiciaire ou d’une convention homologuée ;
- elle couvre des besoins essentiels.
Des règles spécifiques existent également pour les couples mariés mais séparés.
Ascendants
Les sommes versées à un parent ou grand-parent dans le besoin peuvent être déduites si :
- elles répondent à une obligation alimentaire ;
- elles couvrent les besoins essentiels ;
- elles restent proportionnées aux ressources du contribuable.
Une déduction forfaitaire de 4 075 € est possible en cas d’hébergement d’une personne de plus de 75 ans.
Emploi à domicile : un crédit d’impôt de 50 %
Les dépenses liées à l’emploi d’un salarié à domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des sommes versées.
Sont notamment visés :
- la garde d’enfants à domicile ;
- le soutien scolaire ;
- les travaux ménagers.
Le plafond annuel des dépenses est fixé à 12 000 €, pouvant être majoré selon la situation (enfants, dépendance, etc.), dans la limite globale de 20 000 €.
Depuis 2022, un dispositif d’avance immédiate permet de bénéficier du crédit d’impôt en temps réel, via l’Urssaf.
Pour les revenus déclarés en 2026, des précisions supplémentaires devront être mentionnées dans la déclaration, à savoir :
- la nature de l’organisme auquel il est fait appel (emploi direct, association, entreprise, etc.) ;
- le mode d’intervention (prestataire, mandataire, mise à disposition, etc.).
Impôt sur le revenu : tour d’horizon des avantages fiscaux liés à la famille – © Copyright WebLex
